• Cyriane

Portrait de vin au féminin - Le métier de vigneronne par Laetitia Albertini

Domaine Le tout petit vignoble


- Oletta -


Crédits photo : Maïlys Ray

Lorsque l'on pense « Corse », on imagine l'enchantement des paysages, les bonnes odeurs de maquis et surtout : le bon vin gorgé de soleil.

C'est au milieu de cette idylle que l'on retrouve Laetitia Albertini : brillante... pédopsychiatre.


Et là vous allez crier au titre trompeur : « On veut une vigneronne, pas une médecin ! »

Tout doux l'animal, ça arrive !


Il est vrai qu'au départ, le lien qu'elle entretient avec le vin est de le boire (au mieux le comprendre) plus que de le faire !


SAUF QUE.

Plus elle touchait à l’humain dans son travail, plus cela la renvoyait à la terre.

De sa propre analyse : « Une partie des enfants que je reçois au cabinet n’ont rien (pas de maladie ou problème grave) si ce n’est une perte de repères, d’identification ou une angoisse du futur ».


L’opportunité de concrétiser son rêve de travailler la terre tombe lorsque Laetitia découvre 3 ha de vignes abandonnées sur Patrimonio. Une petite parcelle, une pépite, « un petit bout de vignoble », plein de vignes de 100 ans qui avaient du vécu !

C’est décidé, elle fera du vin !

(Mais comme elle aime son travail de pédopsychiatre…)

C’est décidé, elle fera du vin et restera pédopsychiatre !

Pour avoir une base de connaissance, elle suit des cours, fait un stage et surtout elle lit !

Elle lit beaucoup, beaucoup, beaucoup.

La voilà vigneronne !


Aujourd'hui, elle lie ses deux travails en organisant des ateliers de réadaptation pour les enfants dans ses vignes.

On dit chapeau !


Pouquoi avoir choisi de faire partie du mouvement Women do Wine ?

Parce que déjà je trouvais cela très rigolo que ce soit sous ces traits-là que s’exprime pour la première fois le féminisme. Ça m’a tout de suite parlé.

Le métier de médecin est d’une violence absolue pour les femmes, que ce soit pour des brimades ou des coups de pression. Pourtant, cela ne m’est jamais venu à l’esprit de me rebeller, de dénoncer ou de réagir contre des abus. J’étais résignée.

Ce mouvement porté par Sandrine Goeyvaerts et Maïlys Ray avait une personnalité très chouette !

Ça m’a complètement décomplexé sur le fait d’être une femme et de faire du vin et même, cela m’a enthousiasmé !

Je me suis rendue compte qu’autour de moi il y avait d’autres vigneronnes (Julie Marfisi, Marie-Brigitte Poli, Muriel Giudicelli, Marie-Françoise Devichi…) et qu'elles étaient toutes inspirantes !


La bouteille qui vous a le plus marqué ?

Il y en a deux sur un pied d’égalité !

Le premier est un Madiran hyper râpeux (rire) ! Mon grand-père y faisait tremper du pain pour me le faire goûter. Ce souvenir m’a vraiment marqué parce que c’est mon tout premier souvenir de vin !

Le second est le Château Chasse-Spleen… indétrônable ! C’est mon premier vin... à moi. Dès le départ, même le nom m’avait attiré, je trouvais ça rigolo. Quand je l’ai goûté, il s’est passé quelque chose ! Mon premier « Waouh » !

J’ai tellement aimé que j’ai failli appelé mon domaine « Chasse-Spleen » traduit en corse !

Depuis, j’en achète quasiment chaque année !

Votre dernière découverte ?

Saint-Emilion Grand Cru, cuvée Hellébore par Christophe Pueyo ! Ce vin-là, c’est une claque ! C’est fabuleux !

Le vin dépasse nos frontières, quel est votre coup de cœur dans les vins étrangers ?

Ma dernière découverte est Marie-Thérèse Chappaz dans le vignoble du Valais en Suisse.

Elle travaille un micro-parcellaire de manière intelligente et produit plusieurs cuvées complètement dingues ! Une sélection de grains nobles à base de marsanne par exemple qui est incroyable ou une syrah qui est à tomber.

Aimez-vous un produit autre que le vin ?

Le thé ! Plein de thé !

Je suis complètement dingue de thé !

Le thé c’est super bien en mangeant, avec des possibilités d’accord infinies ! Le thé avec le fromage par exemple. Associer le thé de Ceylan et du fromage de chèvre, c’est une tuerie !

Avez-vous une personnalité qui vous inspire ?

Sans hésiter : le réalisateur Xavier Giannoli (Marguerite, À l’origine…) !

Je n’ai jamais autant été impressionnée par le travail de quelqu’un que par ses films. Je ne sais pas pourquoi mais cela me transmet une grande émotion ! Un vrai coup de cœur.

Que lui serviriez-vous comme vin s’il venait dîner à la maison ?

Filtre d’amour (rire) ! Non, soyons éthique !

Je pourrais lui servir un des miens, comme mon premier rouge ou un vin que j’aime comme la Coulée de Serrant de Nicolas Joly.

C’est un vin original pour une personne originale, sans que ce soit un vin hyper cher qui en met plein la vue !


Ecrit par Cyriane, avec amour.


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