• Cyriane

Le Cassissium

Mis à jour : 23 avr. 2019

 Bourgogne ; Nuits-Saint-Georges.

Alors déjà, petite mise au point ! En prononçant cassiSS vous parlez bien du fruit, mais SURTOUT, si vous passez vos vacances à Cassis dans le sud de la France, par pitié, prononcez  « Cassi » . Pour les locaux c’est insoutenable !

Au Cassissium, on découvre tout sur le cassis : son origine, son histoire, ses vertus, ses utilisations, bref, un sacré paquet d’informations pour un si petit fruit. Car nos petites baies font partie du cercle très fermé des « Superfruits » de par leur richesse en antioxydants et leurs qualités nutritionnelles.

Et c’est naturellement le personnage « Super Cassis » qui nous guide à travers la visite de ce lieu à son image. On commence avec de l’histoire ? Juste un poil : c’est la belle reine Anne de Bretagne qui commence à le populariser en inscrivant les vertus du cassis dans son livre d’or. On utilisait alors beaucoup ses feuilles en infusion pour soigner certains maux tels que la goutte. Plus tard, Maupassant écrira dans son célèbre Bel Ami : « Je n’ai pas de quoi me payer un verre de cassis ». Même Nikita Khroutchev s’y est mis… mais mélangé à de la vodka, Monsieur est russe tout de même ! Le sommet de sa gloire arrive enfin, et elle est due à Mr Félix-Adrien Kir. Ce monsieur était un chanoine et fut maire (de Dijon), résistant, député, bref, bien loin de la joyeuse boisson.

Mais si je vous rappelais que Nicolas Sarkozy raffolait des « cannelloni en damier » du Bristol, et que Valéry Giscard d’Estaing a un plat à son nom chez Paul Bocuse, vous conviendrez que bonne chair et politique s’entendent bien ? Ici, pas d’exception à la règle : il servait à ses invités un mélange de vin blanc bourguignon très acide à base du cépage « aligoté » adouci par un fond de crème de cassis. Car oui ! La vraie base d’un kir classique c’est 1/3 de crème de cassis pour 2/3 de vin blanc aligoté.


Garçon ! Deux kirs s’il vous plaît !

Et plus vite que ça bordel !


La société Lejay-Lagoute déposa la marque « Un Kir ». Malgré ça, tout le monde utilisa le nom sans son consentement. Cette popularité était due sans conteste au caractère fantasque et incisif du chanoine.


« Et mon cul, tu l’as pas vu, et pourtant il existe ! »


À replacer dans son contexte bien sûr : à l’Assemblée, un député l’avait visiblement un peu agacé au sujet de l’invisibilité de Dieu. Mais Monsieur, vous êtes un homme d’Eglise tout de même !


Revenons à notre sublime cassis : Le lieu explique très bien ses différents emplois avec beaucoup d’interactivité et d’appel aux sens.




Je vous ai préparé le BEST-OF des utilisations courantes du fruit.

La médecine ? Par la présence de polyphénols, on le retrouve dans de nombreux médicaments : il endosse le rôle d’antimicrobien, antioxydant, anti-inflammatoire, etc. Sa couleur aussi ! Les anthocyanes, la matière colorante, est également anti-inflammatoire et agit sur l’eczéma.

L’homéopathie et l’aromathérapie ? Moins reconnue, le cassis est utilisé pour ses vertus diurétiques et pour ses actions sur les douleurs articulaires.

La cosmétique ? Les crèmes à base de cassis et les huiles essentielles de rameau frais et de bourgeons, riches en vitamine C, aident à ralentir le vieillissement de la peau.

On se parfume ? Amor Amor de Cacharel, Amazone d’Hermès… Mesdames, vous avez du cassis sur vous.

En cuisine ? Côté salé, déglacez le jus d’un magret de canard avec un peu de crème de cassis et ce sera délicieux ! Pour les fêtes : bûche à la fève de tonka, cassis et chocolat. Yummy !

À boire ? Bien sûr qu’on y revient ! En kir évidemment, mais pas que ! Remplacez le vin blanc par un vin rouge léger et obtenez un Communard (ou Cardinal). À boire frais ! Pour une recette un peu moins classique : 4 cl de tequila, 2 cl de crème de cassis, 12 cl de Ginger Ale et 2 tranches de citron vert, vous aurez un « El Diablo » !


La visite du Cassissium se termine avec une dégustation de crèmes, liqueurs et autres produits de la maison Védrenne.

Quelle est la différence entre une liqueur et une crème ? Le sucre bien sûr ! 100 g de sucre par litre pour la première contre 250 g pour une crème. Attention, la crème de cassis est réglementée à la hausse de par son acidité élevée, la législation prévaut 400 g de sucre par litre. Aujourd’hui, la singularité des crèmes de cassis est reconnue avec deux IGP : « Cassis de Dijon », et la nouvelle « Cassis de Bourgogne » sortie en 2015.



Bien entendu, la dégustation est orientée vers leur produit phare, la crème « SuperCassis », nom déposé de la marque pour parler de leur crème à haute teneur en fruit, moins d’eau et plus d’alcool. Normalement, une crème classique titre à 15° car elle est généralement délayé avec de l’eau. Ici 20°, BIM !




Pour une belle découverte, c’est leur produit « Marcassin » (jeu de mots entre marc et cassis, si si ils ont osés !) que je retiendrais. La texture est épaisse, le goût du marc de Bourgogne est là, réveillé par le fruit du cassis. On s’attend à quelque chose de très alcoolisé, finalement non (18°). Si on aime le sucre, à boire glacé à l’apéritif ou servi sur un sorbet citron vert au milieu d’un bon gueuleton en guise de « trou bourguignon », c’est divin !


En fin de visite, libre choix de dégustation de liqueurs Védrenne : pour ma part, j’ai choisi la liqueur de noisette, qui pourrait parfaitement embellir un café !



Le Cassissium


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